Georges Braque était un peintre et un sculpteur français, né à Argenteuil le 13 mai 1882 et mort à Paris le 31 août 1963, à l’âge de 81 ans. 

Issu d’une famille d’artisans, il étudie à l’Ecole des Beaux-Arts. Sa première formation comme peintre décorateur, il la doit à son père, Charles Braque, entrepreneur-peintre en bâtiment. A Paris, il suit les cours d’un maître décorateur et obtient son certificat d’artisanat en 1901. L’année suivante, il entre à l’Académie Humbert : c’est là qu’il peint ses premières œuvres sous l’influence de l’impressionnisme.

En 1907, il est marqué par l’exposition de tableaux de Paul Cézanne : il commence à élaborer un nouveau système de représentation en se basant sur la simplification et la géométrisation des formes. Puis il rencontre Pablo Picasso. C’est pour lui une révélation : il peint « Le grand nu » dans lequel il représente les volumes par de larges hachures cernées de noir.

Lors de l’exposition de ses toiles à la galerie Kahnweiler, le critique Louis Vauxcelles compare sa peinture à un amoncellement de petits cubes. Le mot est dit, à partir de 1909, Braque et Picasso élaborent les théories du cubisme. Les formes seront alors géométrisées et simplifiées ainsi que les couleurs qui seront majoritairement des camaïeux de gris et de bruns.  Il est très connu notamment grâce à « Guitare » et « Compotier ». En 1911, il s’aperçoit que sa peinture s’éloigne trop du modèle. Sa peinture tend vers l’abstraction et cela lui déplait. Pour renouer avec le réel, il innove avec l’introduction directe dans sa peinture d’objets du réel. Dans « Le portugais », il ajoute des lettres et des chiffres peints au pochoir. Puis il fait aussi intervenir le collage de papiers peints, de journaux… Cette technique est appelée papiers collés, c’est la phase synthétique du cubisme. Après la première Guerre mondiale il poursuit son œuvre dans la même perspective du cubisme, en le faisant un peu plus proche de la réalité.

En 1945, atteint d’une grave maladie, il doit s’arrêter de peindre. Puis de 1949 à 1956, il compose « Les ateliers », huit toiles aux tons légèrement funèbres et aux couleurs éteintes.
Le peintre réalise aussi de nombreux travaux de décoration comme la décoration du
plafond de la salle étrusque du musée du Louvre sur le thème de l’oiseau. Il devint ainsi le premier peintre exposé au Louvre de son vivantGeorges Braque meurt à Paris au sommet d’une brillante et glorieuse carrière.